Un réseau de communautés villageoises au patrimoine authentique, situées dans des paysages remarquables

 

Tous droits réservés, 1998 / 2018, Les Plus Beaux Villages du Québec.


 ENGLISH VERSION

Cacouna vient de Kakoua-Nak, qui signifie « L’endroit où demeure le porc-épic ». C’est ainsi que les Amérindiens désignaient cet endroit situé au bord du fleuve Saint-Laurent à près de 200 km de Québec, sans doute en raison de la présence de la tribu des Porcs-épics signalée par les Jésuites au 17ème siècle. Quoiqu’il en soit, bien que la Seigneurie DuParc ait été concédée par le roi dès 1673, ce n’est qu’en 1758 que des Acadiens fuyant la déportation s’installent à Cacouna, peu après quelques pêcheurs implantés sur la presqu’île. Après la construction du premier chemin en 1798 (Chemin Royal) et l’acquisition de la seigneurie par Alexandre Fraser en 1802, la paroisse prend son essor à partir de 1809, avec la première chapelle. L’église actuelle, terminée en 1848 et classée monument historique (tout comme le presbytère), offre une superbe décoration intérieure de François-Xavier Berlinguet et de magnifiques lustres en cristal de 1890.

 

À partir de 1845, Cacouna commence à affirmer sa vocation balnéaire avec l’ouverture de la « Maison de Bains ». La villégiature se développe alors rapidement. L’implantation d’hôtels, dont le fameux St Lawrence Hall et ses 300 chambres, et la location par de nombreux habitants de leur grande maison (alors qu’eux-mêmes déménagent temporairement dans une petite juste à côté, appelée « fournil ») fait doubler la population du village en été.. À partir de 1863, de riches familles bourgeoises de commerçants montréalais anglophones font construire de grandes villas dont on peut admirer de beaux spécimens de styles variés à l’entrée ouest du village (notamment la Villa Montrose, Rock Cliff, Pine Cottage nommée aussi le Château vert, de style « rural gothic » et la Villa Mackay). De ce fait, une jolie petite église anglicane en bois est venue s’ajouter au village en 1865. Des indiens Malécites, vivant de chasse et d’artisanat, se voient octroyer une toute petite réserve de 0,2 hectare (soit 20 000 pieds carrés) en 1891 par le gouvernement fédéral. Son dernier résident s’est éteint en 1972, mais un nouveau centre administratif de la nation malécitede est construit en 1996 sur cette même réserve. La plus petite du Canada.

 

Le village forme un joli ensemble verdoyant et ombragé qui comprend de nombreux bâtiments d’intérêt patrimonial, dont les anciens hôtels, les grandes villas, le presbytère de 1840 et des maisons québécoises comme la maison Dunnigan (verte et rouge), l’ancien magasin général Sirois (qui a conservé ses vieux comptoirs) et la maison Benjamin Dionne. Au centre du village, la rue du Quai descend vers le rivage et offre des spécimens de petites maisons du 19ème siècle. En bas, la rue de la Grève est le site de l’ancien quai de la Fontaine Claire, près de la réserve indienne. On peut y observer, en saison, des filets de pêche tendus sur l’estran.

 

À l’ouest du village, un belvédère permet une vue panoramique du fleuve et du rivage ainsi que de l’Île aux Lièvres, de l’île du Pot-à-l’Eau-de-Vie et son phare, et de la rive nord du fleuve Saint-Laurent. À la sortie est du village, le port industriel de Gros-Cacouna, dominé par la presqu’île du même nom, accueille les navires de commerce qui donnent vie à cet endroit et le marais tout proche offre l’un des meilleurs sites ornithologiques pour l’observation des oiseaux de rivage.

 

Historique du village

Maisons bourgeoises anciennes en bord de mer

 

 

 

 

 

 

 

Ici, nous sommes très fiers de notre village. Les nombreuses villas et cottages d’époque témoignent de l’histoire florissante de Cacouna, qui était une destination touristique très en vogue au début du XXe siècle. Encore aujourd’hui, l’hospitalité des habitants fait que les nombreux touristes qui nous visitent chaque année passent à tout coup un agréable séjour chez nous.

 

Je vous invite donc personnellement à nous rendre visite pour découvrir la richesse de nos patrimoines architectural, paysager et immatériel !

 

 

Ghislaine Daris,

Mairesse de Cacouna